Présentation Cité Scolaire

Présentation

C’est avec plaisir que je vous accueille sur le site de la cité scolaire Lakanal de Sceaux !

Dans un parc arboré de 10 ha, attenant au domaine et au château de Sceaux, notre établissement s’est voulu, dès son origine en 1885, être l’archétype des grands fondements du système éducatif imaginé par Jules Ferry. Créé pour être un « internat à la campagne », sa construction de style néo-gothique anglais du XIXème constitue un patrimoine architectural exceptionnel et un cadre privilégié pour l’étude. Mais c’est avant tout autour d’un enseignement de haut niveau et de liberté intellectuelle que se scelle la réputation de "LLK" comme l’appellent les élèves et étudiants.

Aujourd’hui, la cité scolaire Lakanal accueille un peu plus de deux mille cinq cents élèves répartis sur trois niveaux d’enseignement :

  • le collège où peuvent être pratiquées cinq langues vivantes (anglais, allemand, espagnol, italien, russe) et deux langues anciennes (latin, grec),
  • les classes du second cycle préparant aux baccalauréats généraux L, ES et S (SVT et SI) et au bac technologique STMG (option mercatique),
  • les classes préparatoires qui font la fierté de l’établissement et constituent une pépinière d’élèves pour les grandes écoles ; qu’elles soient littéraires, économiques ou scientifiques, ces classes offrent, grâce à une formation pluridisciplinaire et à la rigueur de travail exigée, d’innombrables opportunités pour structurer son avenir et répondre aux ambitions de chacun.

La cité scolaire Lakanal est un creuset de réussite. Cette année encore, du collège au lycée et jusqu’aux classes préparatoires, les très bons résultats aux différents examens et concours s’inscrivent dans la même tradition d’excellence et d’efforts récompensés. Bien sûr, ces palmarès sont le fruit du travail pédagogique mené par l’équipe de professeurs qui sait insuffler un esprit d’exception et préparer les élèves pour relever les défis de demain.

Lakanal, c’est aussi une tradition sportive avec une association sportive très dynamique et un Pôle Espoir Rugby (PER) regroupant les meilleurs espoirs pour la région Ile-de-France, Flandre et Normandie. Pour faciliter la scolarité de ces élèves et des étudiants des classes préparatoires dont le domicile est éloigné, deux cents places sont proposées en internat.

Il convient aussi de noter l’enseignement dispensé à la clinique Dupré, dans le cadre de la Fondation Santé des Etudiants de France, pour les élèves dont les pathologies sont compatibles avec une scolarité les préparant au baccalauréat et aux études supérieures. De par son caractère exceptionnel et rare, cette annexe du lycée nous vient tout droit de l’esprit qui présidait déjà à l’ouverture de l’établissement en 1885.

Je vous invite donc à poursuivre la découverte de notre établissement sur ce site et à vous plonger dans notre atmosphère studieuse et néanmoins chaleureuse.

Bonne visite !

Le Proviseur,
Patrick FOURNIE

Plan d’accès

Lycée et Collège LAKANAL, 3 Avenue du Président Franklin Roosevelt, 92330 Sceaux

Le plan de 1887 ...

Carte de Sceaux en 1887

et un plan plus récent :

Plan Google


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Itinéraire avec Google Maps

Historique

GIF - 10 ko Joseph LAKANAL Eponyme 1762 - 1845

"La liberté orageuse est préférable à un esclavage tranquille"

Conventionnel, il attacha son nom à de nombreuses mesures relatives à l’instruction publique (1793 - 1795).

· organisation des écoles normales,

· fondation des écoles centrales,

· organisation définitive de l’Institut.

On lui doit aussi :

· la conservation du jardin des Plantes qu’il fit réorganiser sous le nom de Muséum d’Histoire Naturelle,

· la remise en vigueur des lois de 1791 relatives aux ouvrages dramatiques,

· le décret relatif à la propriété des auteurs d’écrits en tous genres, des compositeurs de musique, des peintres et dessinateurs.

Proscrit comme régicide en 1816, il se retira aux Etats-Unis où il vécut plusieurs années au milieu des tribus sauvages de l’Alabama.
Il présida l’Université de Louisiane et revint en France en 1833. Il mourut en 1845, pauvre, laissant une femme et un jeune enfant.

Peu d’heures avant d’expirer, il disait à l’un de ses confrères : "Je vais paraître les mains pures devant cette Providence que je ne comprends pas, mais que je sens."

· Anatole de BAUDOT Architecte 1834 - 1915

UN MODELE D’ARCHITECTURE SCOLAIRE

De tous les chantiers de lycées lancés par Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique de 1879 à 1883, le lycée Lakanal fut sans conteste le plus ambitieux et le plus novateur. Jamais les petits parisiens n’avaient bénéficié d’autant d’égards que dans cet établissement, le premier d’un vaste projet qui voulait que tous les lycées d’internes de la capitale fussent transportés à la campagne, suivant le modèle du lycée Michelet, créé à Vanves en 1864. Sa conception fut confiée à l’architecte Anatole de Baudot.

Le site, bien sûr, était exceptionnel, et l’architecte fit son possible pour ouvrir son établissement sur les frondaisons de l’ancien parc de la duchesse du Maine ; son plan en peigne rompait ainsi avec la tradition des lycées antérieurs, dont les cours étaient entourées de bâtiments. Comme l’exigeaient les règlements, chaque "quartier" d’élèves (les grands, les moyens, les petits et les minimes) avait sa propre cour de récréation, son préau couvert, ses salles de classe et d’études et ses dortoirs. Au cœur du lycée, s’élevait le pavillon de l’administration. Les services communs aux lycéens étaient rejetés sur les bords du terrain : les bains, les cuisines et les réfectoires au nord, en bordure de l’actuelle avenue du Président-Roosevelt où ils bénéficient d’une entrée particulière ; le gymnase et la chapelle (démolie), au sud. A l’extrémité-est du parc, un bassin de natation et un manège équestre complétaient les luxueuses installations sportives.

En vue d’assurer des conditions optimales d’ensoleillement et d’aération des espaces intérieurs, Baudot conçut des bâtiments en simple épaisseur qu’il perça d’une multitude de fenêtres - de largeur et de nombre variables - dont le dessin était dicté par le seul souci fonctionnel : aux salles de classes et d’études, auxquelles les règlements imposaient un éclairage unilatéral venant de la gauche, correspondaient ces larges baies du rez-de-chaussée et, par endroits, du premier étage ; sur leur droite, du côté des galeries de circulation, d’étroites ouvertures, fermées par des volets, n’avaient "d’autre but que d’assurer le renouvellement d’air dans chaque bocal, après la sortie des élèves".

Sensiblement moins larges, les fenêtres des réfectoires (rez-de-chaussée) se répondaient symétriquement de part et d’autre des bâtiments. Enfin, dans les étages, de minces ouvertures démultipliées assuraient une ventilation efficace aux dortoirs ; à chacune de ces fenêtres correspondait un lit. Coiffées de lanternons, les légers ressauts qui animent les longues façades abritaient les lavabos des internes. Ainsi pouvait-on "lire", depuis les cours, les distributions intérieures.

De la même manière, Baudot affirma en façade les matériaux de construction : différentes natures de briques, pierres et métal. L’architecte, se faisant coloriste, en tira de brillants effets de polychromie. En parfait disciple de Viollet-le-Duc, Anatole de Baudot avait conçu un ensemble de bâtiments résolument modernes, sans référent historique et d’un fonctionnalisme parfait ; des seuls besoins, il avait tiré une animation inédite des façades (percements, polychromie). Elevé simultanément, le lycée de Tulle (Corrèze) donna l’occasion à l’architecte de reprendre, en mineur, certaines des solutions mises en œuvre à Sceaux. Ce coup de maître resta malheureusement sans descendance, et la belle idée des lycées parisiens à la campagne devait faire long feu...

Marc Le Cœur, historien de l’art

· Edouard REDONT Paysagiste 1862 - 1942

Né à Champigny sur Vesle, le 13 février 1862, il entre à l’âge de treize ans comme "porte-chaînes" chez le paysagiste parisien Jean-Pierre Durand dont il deviendra le collaborateur direct puis le successeur en 1892.
Il travaille pour les familles des grandes maisons de champagne : Pommery, Werlé, Plé-Piper, pour la duchesse d’Uzès, petite fille de la veuve Cliquot.
En 1898, il gagne le concours du parc Bibesco à Craiova en Roumanie, pays où il effectuera un brillant parcours auprès du roi Carol 1ier. En France, une de ses oeuvres les plus représentatives est le parc Pommery à Reims réalisé à partir de 1909. Il travaille autour de Paris pour différentes personnalités comme la couturière Madame Paquin à Saint-Cloud, le parfumeur Révillon à Poissy-Migneaux ou Jacques Potin, petit fils de Félix au château de Dampont à US dans l’actuel Val d’Oise...Il connaît ces personnalités dans le cadre des nombreuses expositions universelles et internationales auxquelles il participe, entre 1895 et 1921.
En 1902 et 1903, il crée les jardins du lycée Lakanal de Sceaux.
Jusqu’à la première guerre mondiale, Redont s’inscrit parfaitement dans le courant des jardins paysagers de la fin du XIXème, à la suite d’Edouard André ou de Barillet Deschamps dont il se recommande.
En 1913, avec Forestier, Prost et quelques autres, il est l’un des membres fondateurs de la Société Française des Urbanistes.
Pendant la guerre de 1914-1918, il écrit avec Agache et Auburtin l’ouvrage Comment reconstruire nos cités détruites qui sera la "bible" de la reconstruction des années 20.
Il participe à l’exposition "La cité reconstituée" qui se tient à Paris au Musée des Arts Décoratifs en 1916. Le conflit achevé, Edouard Redont établit les dossiers de dommages de guerre des parcs et jardins qu’il avait réalisés auparavant. Il participe encore à plusieurs concours d’urbanisme : Reims, La Rochelle et réalise à cette époque de nombreux équipements sportifs à Caen, Troyes, Malo les Bains, l’hippodrome de Clairefontaine à Deauville. Il travaille aussi à l’aménagement du cimetière national de Douaumont et à la Base aérienne militaire de Reims.
Le 7 mars 1942, il s’éteint à Reims dans l’indifférence générale. Pourtant il fut l’un des plus grands paysagistes du début du siècle et nombre de ses réalisations sont encore visibles aujourd’hui.

Parc

JPEG - 6 ko En 1902-1903, Edouard Redont crée les jardins du lycée Lakanal.
L’espace boisé du lycée couvre aujourd’hui une surface d’une dizaine d’hectares complanté de 388 essences.

13 arbres remarquables ont été répertoriés et classés au cadastre vert départemental :

NOM INTERET
arbre aux quarante écus pleureur rareté
charme commun âge
érable Sycomore port
février à trois épinex dimensions
frêne commun dimensions
hêtre pourpre port
pin de Corse, laricio dimensions
platane commun, à feuilles d’érable dimensions
prunier de Pissard général
séquoia géant de Californie dimensions
sophora dimensions
tulipier de Virginie dimensions
".........Arbres de Lakanal vous m’avez reconnu, vous m’avez fêté. J’ai suivi avec émotion votre adorable déclin de l’automne, j’ai souffert de votre nudité grelottante au long de l’interminable hiver de nos régions septentrionales ; j’ai assisté, avec quelle joie ! à votre progressif et splendide réveil printanier. Je n’ai point cessé de considérer le parc de Lakanal comme une sorte de sanctuaire où je ne devais pénétrer qu’avec une émotion sacrée, et j’ai gardé pour vous toute ma fervente admiration du premier jour. Vous l’avez bien senti, et vous vous êtes faits pour moi de plus en plus amicaux. Il m’a semblé que nous nous comprenions de plus en plus que mon âme de plus en plus s’harmonisait avec votre âme obscure, je vous ai dû des rafraichissements, des ravissements, des exaltations, et je ne sais quelle continuelle griserie par quoi se décuplaient en moi les puissances de sentir et d’aimer..." (Extrait du discours prononcé à l’occasion de la distribution des Prix du 12 juillet 1930 par Monsieur Hilaire, professeur de Première.)

Projet d’établissement

Vous pouvez consulter ici le projet d’établissement :

PDF - 7.1 Mo
Projet au format PDF
Flash - 7.2 Mo
Projet au format Flash